Faut-il avoir une page sur Facebook ?
La question de savoir s’il faut ouvrir une page Facebook ne se pose plus. La question clef est comment la gérer ? Le page ne doit surtout pas être une copie conforme de votre site web. La page fan n’est pas votre propriété, mais un espace pour vos fans. Laissez leurs les libertés d’exprimer leur affection pour votre marque ou produit. Laissez les converser, commenter et critiquer. Vous n’êtes que le premier fan parmi tant d’autres.
Baume & Mercier a bien compris la mécanique Facebook. Ils ont inauguré leur page en début 2010 avec une fascinante série sur l’histoire de la marque avec la participation active de Simone Gaudard, l’arrière-petite-fille du fondateur. Depuis ce sont les fans, désormais plus de 76.000, qui partagent les photos et l’histoire de leurs montres encouragés par les deux administratrices.
La marque vient de lancer un concours vidéo pour identifier deux reporters très spéciaux, choisis par les fans pour couvrir les coulisses du prochain Salon International de la Haute Horlogerie à Genève tout frais payé. Dans une vidéo Alain Zimmermann, le PDG invite personnellement les fans à soumettre leur vidéo d’ici le 30 novembre. Un bel exemple, s’il en fallait, qu’il faut avoir le soutien actif de la direction pour tout démarche sur les réseaux sociaux.
La diplomatie en 140 caractères
Twitter est devenu le canal de diffusion de brèves de comptoir pour plus de 175 millions d’internautes y compris les grands qui nous gouvernent. Plus de la moitié des chefs d’états et de gouvernements du G20 réunis à Séoul les 11 et 12 novembre ont un compte officiel sur Twitter. Certes ils ne livrent pas leurs états d’âme en personne et laissent ce travail à un service de presse. Néanmoins, il est passionnant de découvrir qui suit qui, c’est-à-dire quel dirigeant est abonné aux nouvelles émanant d’un autre dirigeant. Car sur Twitter c’est la réciprocité qui crée les liens et permet de dialoguer en privé.
Grand maître dans l’art du tweet politique @BarackObama a désormais plus de 5,7 millions de « followers » (« fidèles » en français) et se classe au cinquième rang mondial. @BarackObama suit son homologue russe Dmitry Medvedev (@KremlinRussia_E) qui a envoyé son premier tweet en juin dernier et a désormais plus de 160 000 fidèles sur ses comptes anglais et russe réunis.
Le Kremlin, comme la Maison Blanche @WhiteHouse, suivent le Britannique David Cameron @Number10gov. Ces trois grands peuvent ainsi se livrer à une diplomatie directe et secrète en 140 caractères. Fini le téléphone rouge de la guerre froide, voici la diplomatie directe sur Twitter.
A noter que seuls l’anglais et le russe suivent leur homologue canadien Stephen Harper @PMHarper que @BarackObama semble bouder. D’ailleurs les grands semblent complètement ignorer les autres membres du G20 sur Twitter. Il ne suivent ni @DilmaBR la nouvelle présidente du Brésil, ni Cristina Fernández de Kirchner @CFKArgentina la présidente de l’Argentine, ni @JuliaGillard la première ministre de l’Australie, ni les présidents coréen @BluehouseKorea, français @Elysée, mexicain @FelipeCalderon, sud-africain @PresidencyZA et turc @cbAbdullahGul ou le Président du Conseil européen @EUHvR qui vient d’ouvrir un compte sur Twitter depuis fin octobre.
Depuis le sommet franco-britannique le 2 novembre dernier le 10 Downing Street @Number10gov suit l’@Elysée. Mais le palais de l’@Elysée n’a pas encore répondu à cette invitation. En fait la présidence française a 6700 fidèles mais ne suit personne, ce qui empêche Nicolas Sarkozy d’avoir une conversation privée sur Twitter. Quant aux dirigeants allemands ou helvétiques, ils restent inconnus au bataillon.
Pendant le sommet du G20 suivez le twitter officiel http://twitter.com/g20seoulsummit ou lisez la diplomatie en 140 caractères avec la liste sur Twitter établie par le World Economic Forum: http://twitter.com/Davos/G20.
The Social Network : la vraie histoire
Le film sur la naissance de Facebook « The Social Network » fait un tabac au niveau mondial, à l’image du réseau dont il décrit la géniale genèse. C’était il y a six ans à peine, dans une chambre d’étudiant à l’université de Harvard. Son co-fondateur, Mark Zuckerberg, aujourd’hui âgé de 26 ans est décrit comme une vraie crapule. Un geek introverti et asocial, doté d’une intelligence hors pair, accusé d’avoir volé l’idée de Facebook.
Ses amis et les gens qui le côtoient jurent que le vrai Mark n’est pas celui décrit dans le film. Et ils ont probablement raison. Mais des millions de spectateurs vont prendre la fiction pour la réalité. Pour avoir une autre image du personnage et connaître la vraie histoire de Facebook, je conseille le livre « The Facebok Effect », une histoire « autorisée » de l’excellent David Kirkpatrick. L’ouvrage relate comment l’un des plus jeunes multimilliardaires de l’histoire devient un CEO responsable et respecté.
Signe de maturité : Mark Zuckerberg qui avait juré de ne jamais voir aucun film sur sa propre vie a invité tout le staff de Facebook à visionner le film dans un cinéma à Mountain View, la semaine dernière. Sa réaction ? « Nous élaborons des produits vus par 500 millions de personnes. Qu’importe si 5 millions de personnes voient un film. » Comme le dit la bande d’annonce : On ne construit pas un réseaux social planétaire sans se faire quelques ennemis.
Paru dans Bilan le 20. 10. 2010
La Police Nationale du Style
Luttez contre les fautes de goût vestimentaires. Je me demande quelle marque est derrière cette campagne…
Le sésame Wikipédia
Wikipédia, la plus grande encyclopédie du monde, est aussi le sésame pour figurer en tête dans les moteurs de recherche. Mieux, les articles font souvent office de « page par défaut » sur Facebook. Et en plus, c’est gratuit ! Ecrit par des centaines de milliers de rédacteurs bénévoles ce dictionnaire collaboratif est un média social sur lequel chaque organisation peut soigner son image, avec un excellent impact.
Toute entreprise suisse de plus de 250 personnes et d’une certaine notoriété peut prétendre à un article. Les 20 entreprises du SMI y sont inscrites de droit. Mais souvent elles n’ont qu’un article rudimentaire qualifié « d’ébauche », tout en bas de l’échelle de valeur des articles de Wikipédia. Julius Bär, « la plus grande banque suisse de gestion de titres » mériterait mieux qu’une seule ligne!
Surtout ne tentez pas de modifier un article de façon anonyme ! Ouvrez un compte, identifiez vous, dévoilez votre relation avec votre entreprise, bref devenez Wikipédien. Règle primordiale : rédigez un article « neutre » en évitant jargon promotionnel et adjectifs qualificatifs. Citez des sources fiables et vérifiables tels les articles de presse et les livres. Votre propre site web et vos communiqués de presse ne sont pas de sources crédibles.
Enfin, avant de poster une modification substantielle vous devez obligatoirement la soumettre à l’approbation dans l’onglet « discussion ». C’est un passage obligé sur ce média social. Si votre texte est bien écrit, neutre et présente de bonnes sources, vous avez toutes les chances qu’il soit approuvé.
Article paru dans Bilan le 06.10.2010
Dur de faire du marketing sur les réseaux sociaux si on n’a pas accès à Facebook et Twitter.
De l’utilité relative d’un portail
Un best of de la Suisse réunissant tous les sites officiels sous un seul toit à une même adresse ? C’est en tout cas la piteuse tentative qu’a effectuée le gouvernement français cet été, avec le site France.fr. Lancé en grande pompe le 14 juillet, ce site à trois millions d’euros devait devenir la référence pour les étrangers, les touristes, les investisseurs et les médias internationaux. Or, son architecture est si mal conçue qu’il tombe en panne le jour même et reste inutilisable des semaines.
Fidèle à sa discrétion légendaire, la Suisse dispose elle aussi d’un tel site. Mais personne ne le sait. Tapez suisse.ch*, et vous accédez à un site entretenu par la cyberadministation de la Chancellerie fédérale depuis octobre 2008. L’adresse exacte se chuchote : www.ch.ch.
L’information y est classée comme dans une bonne vieille bibliothèque. Pas vraiment au goût des jeunes. L’utilisateur moyen est un homme sans enfant âgé de 55 à 64 ans qui n’y passe pas plus de 2 minutes selon le site de référencement Alexa.com.
Pire ! Quand vous chercher « Suisse » sur Google.com, le site www.ch.ch est absent des 20 premières pages ! Un bon point en passant pour le site www.suisse.com qui renvoie au portail touristique MySwitzerland.com géré par Suisse Tourisme. Beaucoup mieux référencé, il se place parmi les 15.000 sites les plus populaires au monde !
Le portail répond à l’idée erronée qu’il n’y a qu’un seul accès à la Suisse. Or ça ne marche pas comme ça. Les visiteurs virtuels accèdent en Suisse en zoomant sur Google Maps et Streetview, en regardant des photos sur Flickr, des vidéos sur YouTube, des recommandations sur Facebook, des messages sur Twitter, ou des check-ins sur Foursquare. Le portail : un concept qui n’a plus sa place dans l’ère des réseaux sociaux.
Article paru dans Bilan le 22.09.2010.
PS.: *Tapez www.suisse.ch, www.schweiz.ch, ou www.svizzera.ch avec les www et l’accès en Suisse vous sera refusé ! Avis au webmestre de la cyberadministation !
Hello World!
Hello world, littéralement « bonjour le monde » est le premier message test traditionnellement envoyé par les développeurs. Par extension ainsi débute le premier billet d’un nouveau blog.
Me voilà blogeur malgré moi! J’ai pourtant résisté pendant des années mais étant apellé à écrire une chronique bi-mensuelle pour Blian je voulais tout simplement partager cette chronique avec vous, chers lecteurs. Ici vous pouvez commenter, critiquer et réagir sur mes articles.
La chronique et ce blog vont explorer les avantages que les médias sociaux et le web participatif, communément appelé web2.0 auront au sein des entreprises. Je vais essayer de démontrer que toutes les organisations n’ont d’autres choix que de s’ouvrir aux nouveaux moyens de communication à défaut d’être dépassées.
Cette chronique je la veux volontairement participative et je vous encourage à me suggérer des idées de sujets, des suggestions des commentaires.




